Rencontres annuelles avec le secteur privé
Le maintien d’un dialogue entre le Club de Paris et les pays créanciers non membres ainsi que les créanciers du secteur privé, permet de maintenir et d’enrichir une compréhension commune sur les mécanismes de restructuration de dette souveraine et d’en faciliter les résolutions.
Les relations avec les pays créanciers non membres du Club de Paris
Pour la première fois lors de la réunion du 11 juin 2008, des créanciers souverains émergents (Afrique du Sud, Turquie, l’Exim Bank chinoise, la Kuwait Investment Authority et l’Abu Dhabi Fund for Development) se sont joints aux discussions. Le Club de Paris s’est ensuite progressivement élargi notamment à l’occasion des adhésions comme membres à part entière d’Israël (2014), et de la République de Corée et du Brésil (2016). En parallèle, les statuts de « participant ad hoc » aux Tours d’Horizon et de « membre prospectif » ont permis des formes intermédiaires d’interaction avec les principaux créanciers souverains émergents.
En 2020, la crise du Covid-19 a catalysé la coopération entre les principaux créanciers officiels bilatéraux. Au travers de l’Initiative de suspension du service de la dette (ISSD), les pays membres du G20 et du Club de Paris ont apporté une réponse coordonnée aux conséquences négatives de la pandémie sur le soutenabilité de la dette des pays à faible revenu.
Mis en œuvre sous la présidence saoudienne du G20, le Cadre commun pour les traitements de dette au-delà de l’ISSD s’est donné pour objectif de pérenniser les progrès accomplis dans le domaine de la coordination entre créanciers officiels bilatéraux. Les restructurations de dette opérées dans ce cadre rassemblent les pays membres du G20 et du Club de Paris, ainsi que tout autre créancier officiel bilatéral du pays débiteur concerné qui le souhaite, au sein d’un unique comité des créanciers officiels. En 2025, quatre pays avaient bénéficié d’un traitement de dette au titre du Cadre commun : le Tchad, la Zambie, l’Ethiopie et le Ghana.
Les relations avec les créanciers du secteur privé
Depuis 2005, la réunion annuelle du Club de Paris avec les créanciers du secteur privé membres de l'Institute of International Finance (IIF) est également l’occasion d’établir manière informelle un panorama conjoint du paysage de la dette souveraine et d’encourager à une coordination plus étroite entre créanciers publics et privés pour accélérer les restructurations.
La table ronde sur la dette souveraine
Plus largement, le Club de Paris partage régulièrement son expertise au sein des initiatives qui visent à rapprocher les pays débiteurs et leurs créanciers. Depuis 2023, il est notamment membre de la table ronde sur la dette souveraine (Global Sovereign Debt Roundtable – GSDR), coprésidé par le FMI, la Banque mondiale et la présidence tournante du G20.